Maisons à pans de bois

Les Maisons à pans de bois de la rue Saint-Pierre

Ces deux maisons à pans de bois datent du XVe s. Avec la maison des Quatrans de la rue de Geôle, il s’agit des constructions en bois les plus remarquables de la ville.

À Caen, et contrairement à d’autres villes normandes, les corps de maisons sont en pierre sur lesquels  sont montés, en façade, des pans de bois en encorbellement. Cette technique de fabrication a été utilisée jusqu’en 1524, date d’un arrêt du Parlement de Normandie interdisant les constructions en encorbellement pour des raisons d’hygiène et de sécurité (risques d’incendies notamment).


La maison du n° 52 est datée de la fin du XVe s. Ses poutres sont ornées de sculptures d’un travail assez fin et les pilastres sont agrémentés de petites statues.


La maison du n° 54 est couverte de moulures et de rinceaux (XVe s.). Elle est beaucoup plus ornée que sa voisine. Le premier étage est surmonté de sept statuettes : saint Michel terrassant le dragon, la Vierge à l’Enfant Jésus, saint
Joseph, saint Pierre tenant les clefs du paradis…

 

La Maison des Quatrans

Cette maison, dite «des Quatrans», date de la fin du XIVe s. mais a été reconstruite au XVe s. Il s’agit d’une demeure de notables caennais, c’est la plus ancienne maison à pans de bois encore visible à Caen.

C’est Jean Quatrans qui est à l’origine de cette demeure. Il était tabellion (c’est-à-dire notaire) à Caen de 1380 à 1390. Ses successeurs occupèrent la maison longtemps après lui. Thomas Quatrans ayant émigré en 1417 après la prise de la ville par les Anglais, la maison fut confisquée et donnée à un chevalier d’outre-Manche. Elle fut reconstruite dans la seconde moitié du XVe s.

La maison des Quatrans accueille aujourd’hui Le Far - Agence Musicale Régionale - et l'Institut international des Droits de l'Homme et de la Paix.